L’UTILISATION DES ANTI-OXYDANTS POUR TRAITER LE VITILIGO

Action antioxydante à base d’extraits de melon

L’extrait de melon est riche en enzymes superoxyde dismutase (SOD) et catalase, puissants antiocydants agissants dans la première étape de formation des radicaux libres. Ils évitent notamment la création et prolifération de nouveaux radicaux libres responsables de dégâts cellulaires.

Effet protecteur prouvé de SOD + catalase au niveau des kéranocytes et mélanocytes du vitiligo.traitement vitiligo

Que se passe t’il chez pas patients atteints du vitiligo?

Le stress oxydatif (haute concentration de radicaux libres) produit la vacuolisation et parfois la mort des cellules.

Le vitiligo se caractérise par un définit de catalase. L’apport de catalase permet que la vacuolisation des mélanocytes et kératinocytes soit réversible.

vitiligo traitement

Les Kéranocytes produits par les lésions de vitiligo présentent de fortes caractéristiques pro-inflammatoires, pouvant êtres inhibées par la combinaison de SOD+Catalase.

Neutralisation du cycle d’inhibition de la mélanogenèse

Phénylanine hydroxylase : souffre d’une activation lorsqu’il existe un dysfonctionnement  du cyle Bioptérine/6-BH4. Cela ce produit si la calcium intercellulaire diminue et a pour conséquence une augmentation des métabolismes intermédiaires (7-BH4) DU RECYCLAGE DE 6-BH4, et une augmentation des niveaux de H2O2. L’apport en calcium et de Catalase permet de réguler le cycle de récupération de la Bioptérine et de diminuer les niveaux de H2O2.

Tyrosinase : Perd son efficacité en présence de radicaux libres d’oxygène (ion Superoxyde, O2). Un apport de Catalase et Superoxyde dismuate (extrait de melon) combiné au Ginko-biloba, permet de diminuer les niveaux de H2O2 et de O2.

Mélanine : Souffre de blanchissement en présence de radicaux d’oxygène (OH). Un apport de Catalase et Superoxyde dismuate, combiné au Ginko-biloba, permet de diminuer les niveaux de OH.

L’UTILISATION DE LA PHOTOTHERAPIE POUR TRAITER LE VITILIGO

Traitement du Vitiligo par photothérapie UVB à spectre étroit (TLO1)
Istituto Dermatologico S. Gallicano IRCCS – Roma Italie

Récemment une étude importante a été publiée sur l’emploi de la photothérapie UVB à spectre étroit dans le traitement du vitiligo (Westerhof et coll.).
Ces auteurs ont rapporté dans leur série des résultats superposables à ceux de la PUVAthérapie topique.

Matériels et méthodes : 12 patients ont été admis au traitement à ce jour : il s’agit de 5 hommes et 7 femmes, âge

Moyen 31 (extrême : 6-54): 7 patients appartenaient au phototype IV et 5 au phototype III (selon Fitzpatrick). Dans tous les cas la surface atteinte était supérieure à 20 %; il s’agissait de 10 cas de vitiligo non segmentaire et de 2 cas de vitiligo segmentaire. Nous avons utilisé une rampe équipée avec 14 tubes Philips TL100W/0l. L’émission des lampes, mesurée à l’aide d’un dosimètre UV Meter Waldmann, était de 7 mW/cm2 à 20 cm de distance. Nous avons employé le protocole suivant : dose de départ : 70 % de la valeur de la DEM, poursuite du traitement à raison de deux séances par semaine avec augmentation de 20 % tout es les deux séances, si toléré. En cas de survenue d’érythème léger nous maintenions la dose précédente pendant 4 séances; en cas d’érythème intense le traitement était suspendu pendant une semaine. Au préalable 4 patients (3 femmes et 1 homme, âge 18-45) avaient été traités en suivant le protocole de Westerhof : après trois mois de traitement, ces patients ont changé de protocole et sont passés à notre protocole agressif. Des photographies ont été prises chaque mois, en cours de traitement, pour mieux évaluer le succès thérapeutique.

Résultats : à l’heure actuelle 5 patients suivent le traitement depuis 3 mois, 3 patients depuis 2 mois et 4 depuis 5 mois. Parmi les patients traités par le protocole « agressif » 100 % (4 patients) ont montré des signes de repigmentation satisfaisants (diffus) à 5 mois, 60 % (3 patients) à 3 mois et 2 (66 %) à distance de 2 mois. Parmi les patients traités par le protocole de Westerhof (4 patients au total), dans un seul cas (20 %) une repigmentation initiale a pu être observée, après les trois mois de traitement.

Discussion : le protocole de Westerhof prévoyait une dose de départ de 0,075 J/cm2 avec une augmentation de 20% toutes les deux séances jusqu’à la survenue de l’erythème. Sur la base de notre expérience ce protocole n’est absolument pas capable d’entraîner la moindre réaction érythémale sur les zones cutanées aclrromiques: parmi les 4 patients qui ont été traités avec ce protocole, dans un seul cas, nous avons pu observer quelques signes de repigmentation. Il faut considerer à ce propos, que nos doses de départ (70 % DEM) se situaient toujours au-dessus de 0,5 J/cm2, voire dix fois plus que les doses initiales du protocole de Westerhof. D’autre part notre protocole « agressif » s’est avéré efficace pour maintenir constamment un érythème à peine perceptible pendant toute la durée du traitement. Les résultats, en terme de repigmentation, ont été assez satisfaisants et très satisfaisants en ce qui concerne la précocité de la réponse au traitement. La suspension momentanée du traitement s’est rendue nécessaire dans un seul cas, à cause de la survenue d’érythème d’intensité moyenne sur les lésions, à la cinquième séance. Chez un enfant de 6 ans, faisant partie du groupe, nous avons obtenu de bons résultats sans le moindre effet secondaire.

Conclusion : La photothérapie UVB à spectre étroit deviendra probablement un des traitements de choix pour obtenir la repigmentation dans le vitiligo, surtout en raison de sa meilleure maniabilité par rapport à la PUVAthérapie. Nos résultats, chez un nombre limité de patients, sont très encourageants mais montrent qu’une conduite suffisamment agressive du traitement est indispensable à l’obtention du succès thérapeutique. Toutefois il s’agit toujours d’une étude ouverte, portant sur un nombre limité de cas, qui doit nous inciter à la prudence. L’inefficacité d’un protocole trop « doux » peut être attribuée à l’insuffisante stimulation pigmentogène et à l’épaississement progressif de la couche cornée.

Références
1. Drake L.A. Guidelines of care for vitiligo. J Am Acad Dermatol 1996; 35 : 620-6.
2. Westerhof W., Nieueboer-Krobotova L. Treatment of vitiligo with UV-B radiation vs topical psoralen plus UV-A. Arch Dermatol 1997 ; 133 : 1525-8.

Mots-clés : Photothérapie (vitiligo). Vitiligo (photothérapie UVB).

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Étude sur le laser 308-nm utilisé dans le traitement du vitiligo localisé.

1 – Taneja A, Trehan M, Taylor CR. 308-nm excimer laser for the treatment of localized vitiligo.Int J Dermatol 2003 : 42: 648-62.
2 – Ostovari N, Passeron T, Zakaria W, Larouy JC, Gozlan K, Blot F, Lacour JP, Ortonne JP Traitement du vitiligo par le laser excimer à 308 nm – P208 Journées Dermatologiques de Paris décembre 2003 – Ann Dermatol Vénéreol 2003.
3 – Passeron T, Ostovari N, Zakaria W, Larouy JC, Blot F, Lacour JP, Ortonne JP Intérêt de l’association tacrolimus et laser excime r à 308nm dans le traitement du vitiligo.

Résultats préliminaires. – P207 Journées Dermatologiques de Paris décembre 2003 – Ann Dermatol Vénéreol 2003.

Les recours à la photothérapie, particulièrement la puvathérapie, pour tenter de repigmenter un vitiligo ont été nombreux ; les résultats jusqu’à maintenant demeurent peu satisfaisants. Les espoirs d’une répigmentation étaient entretenus et reposaient sur l’apparition de petites taches pigmentées au niveau des orifices pilaires. Il était dit que le rayonnement faisait remonter les mélanocytes « en réserve » demeurés en profondeur autour des follicules pileux. Quoi qu’il en soit, même si les choses semblaient « bouger » et rassurer les partisans de ce traitement, les résultats cosmétiquement acceptables étaient exceptionnels. Le recours aux rayons ultraviolets B (UV B) spectre large, puis par la suite aux rayons UV B spectre étroit de 311 nm est apparu nettement préférable en termes d’efficacité et de tolérance, bien que les résultats réellement acceptables sur le plan cosmétique soient toujours encore très insuffisants.

Retenant cependant ces résultats, il est apparu logique de se tourner vers le laser excimer de longueur d’onde 308 nm ; deux études sont d’abord rapportées. Par la suite il a semblé naturel puisque le vitiligo est une affection très certainement liée à des désordres immunitaires, d’associer le tacrolimus dont les premiers essais semblaient intéressants ; une étude est ensuite rapportée.

Les conclusions des deux premières étude se rapprochent : le laser excimer 308 nm induit un fort pourcentage de repigmentation avec une excellente tolérance. Cependant un résultat esthétiquement correct (á 75 %) est obtenu essentiellement sur les zones dites UV sensibles (visage meilleur résultat, cou, tronc, membres à l’exception des saillies osseuses et des extrémités) qui apparaissent donc comme des indications de choix. 8 plaques sur 14 (57,1 %)  ont bénéficié d’une repigmentation supérieure à 75 %, tandis que sur les zones UV résistantes (mains, poignets, coudes, genoux) ce pourcentage n’a été que de 15 %. Les doses cumulées allaient de 3590 à 15 500 MJ/cm2. Les seuls effets secondaires ont été un érythème discret à sévère, avec quelques phlyctènes. Après un mois de traitement, les zones traitées sont restées pigmentées. (Chiffres fournis par les deux études).

La troisième étude fait état des résultats les plus intéressants : l’association de ce laser avec les applications de tacrolimus augmente sensiblement son efficacité et permet d’obtenir des résultats esthétiquement corrects non seulement dans les zones dites « UV » sensibles mais aussi dans les zones dites « UV » résistantes. Cette association permet également d’accélérer le début de la repigmentation. Toutefois les auteurs estiment qu’une étude contrôlée portant sur une plus grande population de patients est nécessaire pour valider ces résultats particulièrement encourageants.

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Étude sur le laser Excimer 308 nm, chez l’adulte et l’enfant

Photothérapie UBV pour traiter le vitiligo chez l’adulte

Le laser excimer est un laser xénon clore 308 nm avec une taille de spots variant de 15 à 30mm et qui permet l’utilisation de fluences fortes (>2J/cm2). Le mécanisme d’action dans le vitiligo repose sur une apoptose lymphocytaire par lésion de l’ADN avec une stimulation des mélanocytes résiduels. La technique utilisée dans le traitement des vitiligos correspond à une puissance de 50 à 100 mJ/cm2 avec 1 à 3 séances par semaine et 1 à 6 mois de TTT.

Un travail publié en 2002 (36.23) suggérait que les lasers Excimer de 308 nm permettraient la repigmentation de plaques de vitiligo stables : 22 plaques ont été traitées 3 fois par semaine avec un maximum de 12 séances et une repigmentation stable est survenue sur plus de la moitié des plaques. Il s’agissait d’une étude pilote sur un petit effectif.

Ces résultats ont été confirmés et on observe 75% de repigmentation sur 20 à 30% des plaques. La réponse est plus rapide pour le visage que pour les membres avec un début à la 13éme séance. La surface corporelle maximale traitée est de 20% avec une relative stabilité des résultats. Le principal obstacle reste le coût élevé des lasers ; des lampes de 308 nm sont actuellement utilisées.

Des traitements combinés ont été proposés pour optimiser l’action des lasers excimer. Dans une étude récente (36.24) l’association à du tacrolimus 0,1%  2 fois par jour pour 24 séances a permis chez 14 patients dont les lésions avaient été randomisées une réponse complète dans 100% des cas côté tracrolimus alors que la réponse n’était que de 85% avec le laser seul, le visage répondant toujours mieux que les membres. L’association à des analogues de la vitamine D de tacalcitol ou calcipotriol paraît moins interessante (36.25, 36.26).

Dans les vitiligos très étendus, une dépigmentation satisfaisante peut être proposées aux patients en combinant des applications 4-méthoxyphénol topique et un traitement par laser ruby Q-swiched (36.27).

Conclusion, la photothérapie est donc une des thérapeutiques les mieux évaluées pour la prise en charge du vitiligo. A partir d’une métaanalyse récente, les auteurs ont conclu que le meilleur traitement du vitiligo généralisé était la photothérapie à spectre étroit, la corticothérapie locale pour les vitiligos localisés et les greffe mélanocytaires pour les vitiligos stables segmentaires (36.28).

Photothérapie UBV pour traiter le vitiligo chez l’enfant

La photothérapie UBV à spectre étroit peut être proposée à l’enfant. L’équipe de Westerhof (36 .22) rapporte les résultats d’une étude ouverte récente chez 51 enfants atteints du vitiligo traités avec le même protocole pendant 1 an. Ce schéma thérapeutique a permis une regigmentation supérieure à 75% chez 53% des patients et une stabilisation de la maladie chez 80% d’entre eux. La réponse était moins bonne au niveau des mains et des pieds. La tolérance était excellente.

Extrait de : « Photodermatologie: photobiologie cutanée, photoprotection et photothérapie » publié par Christophe Bédane